Première navigation en solitaire de St-Malo à Jersey

Première navigation en solitaire de St-Malo à Jersey

Le weekend du 14 juillet, j’effectuai ma première navigation en solitaire à bord de Tomiak. Retour en image sur cette première expérience.

Aller – De St-Malo à Jersey

Avec un vent de Nord établi à une quinzaine de nœuds et un grand soleil, les conditions de navigation étaient idéales. La première étape de l’éclusage en solo s’est bien passé malgré la cohue dans l’écluse et les quelques vieux cons qui ne supportaient pas que le « papy » de devant bloque tout le monde parce-que son moteur HB avait calé ! Bref, le passage de l’écluse, c’est toujours un peu chaud !

Une fois sorti, on établi les voiles devant le port des sablons, et on sort du chenal par le grand jardin. On tire alors un grand bord vers l’ouest pour passer le plateau des Minquiers. Ce premier bord a été très long, car on avait le courant en plein dans le nez. Résultat on marchait à 6 nœuds sur l’eau et 3 sur le fond, cherchez l’erreur !

Une fois la cardinale SW des Minquiers passées, on a pu virer, et tirer un seul grand bord vers Saint-Hélier en coupant un peu à travers le plateau des Minquiers. Sur ce bord, nous n’avions plus de courant contraire, et avons pu progresser à 6 nœuds sur le fond en moyenne.

On est arrivé à 21h30. Après être sorti de l’écluse à 10h20, cela fait 11h15 de navigation, bref un grosse journée. J’étais content d’arriver à Jersey ! Au final on a parcouru 45 milles, à 3.2 nœuds de moyenne.

Retour – De Jersey à St-Malo

Le retour a été beaucoup plus rapide qu’à l’aller, le vent étant resté au Nord Nord Ouest. Ainsi on a pu faire toute la traversée d’un seul bord. Au portant avec 15 nœuds de vent, on naviguait à 7.5 nœuds sur le fond. En arrivant à la NW des Minquiers on a du lofer un peu pour mettre le cap sur le Grand jardin.

N’ayant pas beaucoup dormi la veille, comme à l’aller j’ai pas mal utilisé le pilote automatique, et du coup j’ai vidé la batterie service. Il faut dire que la bête consomme au moins 2 ampères heure ; il ne faut donc pas en abuser ! Petit stress donc sur la décharge de la batterie. A la fin j’ai coupé tous les instruments pour garder au maximum de la batterie pour pouvoir faire les manœuvres d’affalage sous pilote.

Au final sur le retour j’ai mis 6h30 soit 4h45 de moins qu’à l’aller. J’ai parcouru 40,5 milles à 6.2 nœuds de moyenne. C’est mieux !

Matériel utilisé

Naviguer en solitaire impose un peu plus de matériel qu’en équipage. En ce qui me concerne j’ai identifié deux indispensables pour naviguer sereinement. Un GPS portable, et un bon pilote automatique.

Pour le GPS j’utilise Navionics sur mon smartphone, avec un powerbank, ce qui me permet de tenir largement toute la journée sans décharger mon téléphone. Les deux tiennent dans la poche de la veste de quart, et permettent donc à tout instant de vérifier la carte tout en étant à la barre.

Le pilote quand à lui est un vieux Autohelm ST2000. C’est un vérin électrique qui se met directement sur la barre. Pour le moment jusqu’à force 4 Beaufort, il s’est toujours bien comporté. Par contre il ne faut pas en abuser, cela consomme beaucoup de batterie. Sur Tomiak, du fait de la jupe, nous ne pourrons pas mettre de régulateur d’allure, l’option pilote électrique sera donc toujours privilégiée. Reste à trouver de quoi produire de l’électricité pour les plus grandes traversés.

Bilan de cette première navigation en solitaire

Au final je suis très content de cette première navigation en solitaire. Les conditions météo étaient idylliques, et j’ai réussi à atteindre la destination envisagée. Quand on navigue avec de jeunes enfants, il est important de savoir gérer son bateau seul. Un petit bémol sur les manœuvres de port ou c’est encore plus dur en solo !

Mise à l'eau du bateau

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